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Venez jouer
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Instrument
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Histoire
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(niveau débutant)
Si vous souhaitez découvrir le jeu des cornemuses du Centre, venez nous retrouver dans ce cours : comment découvrir l'instrument, sa pratique, ses mélodies simples, seul ou à plusieurs.
Aucune notion de solfège n'est demandée, seule l'écoute et la mémoire audio seront sollicitées.
Se munir d'un instrument : 16 pouces ou 16 pouces d'étude.
Ce cours est encadré par Claire-Anne Prieur.
Pratiquant l'instrument depuis 1982, cette passionnée est animée par la notion de partage et de transmettre, aux enfants comme aux adultes, la pratique d'un instrument typiquement berrichon.
Elle a été pendant 5 ans éléve au conservatoire de Clermont-Ferrand puis s'est perfectionnée lors de stages et de rencontres. Ensuite, avec une formation clermontoise, elle a animée bals et stages de danse en Auvergne et en Europe.
Horaire : Mercredi soir à partir de 19h, Maison des associations à St Satur.
Personne à contacter : Claire-Anne Prieur, 02 48 79 30 79
La Cornemuse.
Aucun instrument médiéval n’a connu une telle diffusion et une utilisation aussi continue depuis le Moyen Age en Ecosse, Irlande, France, Espagne, Italie, Bulgarie, Tchécoslovaquie, Hongrie, Pologne, Egypte…
Son histoire remonte bien au-delà du Moyen Age, le grec Dio Chrysostom précise que Néron « jouait du pipeau avec sa bouche et le sac fourré sous son bras »
La cornemuse a été de longue date l’instrument populaire prédominant en Berry.
La Cornemuse du Berry, comme celle du Bourbonnais et du Nivernais, possède deux bourdons pour soutenir la mélodie exécutée sur le hautbois.
La tonalité du hautbois, liée à la longueur de celui-ci pouvait être très variée.
La cornemuse à hautbois de 13 pouces semble avoir été la plus employée par les sonneurs du Berry, les hautbois de 14 et 18 pouces étaient plus répandus en Haut-Berry. Quant aux grandes cornemuses de 22 pouces elles étaient très rares dans notre région.
Au début du siècle, venue du Bourbonnais, la mode des hautbois de 16 pouces s’est imposée. Ces derniers sont pratiquement les seuls utilisés aujourd’hui.
On appelle cornemuse tout instrument composé
- d’un sac - outre en peau de chèvre qui retient l’air et permet un jeu continu de l’instrument -
- d’un pied,
- le hautbois qui sert à réaliser la mélodie
- le tuyau d’accompagnement appelé bourdon.
La cornemuse de 16 pouces et une cornemuse du Centre de la France (Berry, Bourbonnais, Nivernais, Morvan).
Cette mesure fait référence à la longueur du tuyau (hautbois ou chalumeau) sur lequel on joue.
On en trouve aussi des plus courtes (10 ou 11 pouces) et des plus longues (18, 20 ou 23 pouces).
Plus le hautbois est long, plus le son est grave.
De la bouche part un « bouffoir » ou « porte vent » qui permet d’alimenter le sac. Il comporte naturellement une valve anti-retour.
Sur l’épaule se trouve le bourdon le plus grave.
Le rôle des bourdons est de produire en permanence une note, toujours la même, servant d’accompagnement.
Au niveau des doigts, on remarque deux tuyaux parallèles, insérés tous deux dans ce que l’on appelle le boîtier.
Celui de gauche (par rapport au musicien) est le deuxième bourdon, plus aigu que le premier.
Celui de droite est le hautbois, percé de trous comme une flûte.